La matière noire reste l’un des plus grands mystères de l’astrophysique moderne. Invisible et insaisissable, elle n’émet ni n’absorbe la lumière, ce qui la rend indétectable par les moyens conventionnels. Pourtant, sa présence est suggérée par les effets gravitationnels qu’elle exerce sur les galaxies et la structure de l’Univers. Récemment, une équipe internationale de chercheurs a franchi une étape majeure dans cette quête grâce à des observations effectuées au Chili. Même si aucun signal direct de matière noire n’a été détecté, leurs résultats permettent de mieux comprendre les propriétés de ces particules hypothétiques et d’affiner les futures stratégies d’observation.
Dans cette quête, les chercheurs misent sur la désintégration hypothétique de certaines particules de matière noire en photons (des particules de lumière). Ces désintégrations produiraient des lignes spectrales très fines, des sortes de signatures lumineuses spécifiques détectables grâce à des instruments extrêmement sensibles.