Selon une récente étude britannique, un sommeil assujetti aux perturbations pourrait être synonyme d’une plus grande vulnérabilité des personnes aux diverses théories du complot. Comment ceci est-il possible ?
Pour les chercheurs de l’Université de Nottingham (Royaume-Uni), un sommeil de piètre qualité peut favoriser ce genre de croyances, surtout en cas d’association à la dépression. Les auteurs estiment que cet état est, au quotidien capable de fragiliser la capacité des personnes à distinguer le vrai du faux.
Le premier protocole des travaux intégrait 540 personnes, dans le cadre d’une évaluation standardisée de la qualité de leur sommeil. Les auteurs ont eu recours à des questionnaires permettant aux participants de renseigner des détails concernant différents points relatifs au sommeil. Citons par exemple l’endormissement, les réveils nocturnes, la durée des phases de sommeil profond ou encore, la sensation de repos au lever. Les volontaires ont ensuite été invités à lire deux versions différentes de plusieurs articles de presse traitant de l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris en 2019. Or, ces versions étaient soit des compte-rendus factuels de l’incident, soit des versions « fake-news » évoquant un acte de nature conspirationniste, par exemple un complot gouvernemental ou à caractère religieux.